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Faustin Touadéra: «Nous ne voulons pas faire de désarmement forcé» 

LU POUR VOUS

les Chefs d’Etats de la CEMAC cherchent à stabiliser l’économie à travers des réformes.

Les chefs d’état des pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) se sont réunies à Yaoundé le 23 décembre 2016 pour discuter des problèmes économiques de la sous-région. Durant cette conférence à laquelle ont pris le Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadera et le ministre du budget et des finances Henri Marie Dondra, les Chefs d’Etats ont mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles au niveau de la zone.
L’économie des pays de la sous-région de l’Afrique centrale a connu une baisse importante à la suite de chute de prix des produits pétroliers dont les pays dont tributaires. A cet effet, les dirigeants de la sous-région ont décidé de procéder à certaines reformes structurelles. D’après le ministre centrafricain du budget et des finances, ces reformes porteront notamment sur l’assainissement de l’environnement des affaires, l’amélioration de la bonne gouvernance publique, le renforcement de l’intégration sous régionale, et la lutte contre la corruption.
Tributaires des revenus pétroliers, les États de la sous-région sont confrontés à de nombreux défis. Il s’agit de taux de croissance estimé pour 2016 à 0,7%, déficit budgétaire 9% du PIB contre 1,8% en 2016, solde courant de la balance de paiement 7% PIB en 2014 contre 14,8% en 2016. Il a été constaté lors de cette conférence de la CEMAC que la dégradation de l’environnement international a mis à rude épreuve tous les États de la sous-région confrontés à des tensions sécuritaires importantes. Ce qui a fait que certains pays ont eu recours à un endettement massif intérieur et extérieur pour couvrir les programmes d’investissement sans cesse croissant.
Face à des perspectives économiques mondiales incertaines, les États de la CEMAC ont pris ce jour d’importantes décisions afin d’éviter le pire aux peuples de la sous-région en cas de récession. Parmi ces mesures figurent la mise en place d’un programme avec le Fonds Monétaires International (FMI) en prenant en compte la spécificité de chaque Etat, une ouverture plus large aux ressources du FMI entre autres. Par ailleurs, France s’engage pour la stabilité de la monnaie, le franc CFA en relation avec ces réformes.
Selon le ministre centrafricain de budget et des finances, une structure ministérielle aura la charge de veiller au suivi de ces réformes. « J’avoue que ces réformes ne seront pas simples. Tout en saluant les efforts d’assainissement en Centrafrique que mène le président Faustin Archange TOUADERA la Directrice Générale Christine Lagarde sera à Bangui en janvier 2017 » a affirmé le ministre centrafricain de budget et des finances, Henri Marie Dondra.
Cette conférence monétaire a été également l’occasion pour le membre du gouvernement de la République Centrafricaine de quitter la présidence du comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale ainsi que la présidence du conseil d’administration de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC).
« Je formule le vœu que les réformes entreprises au niveau de la banque centrale se poursuivent réellement et la rendent encore plus performante dans ses missions », a ajouté Henri-Marie Dondra.

LA CENTRAFRIQUE EST DE RETOUR AU SEIN DE L’ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE (OIF) APRÈS TROIS ANNÉES DE SUSPENSION. LE PRÉSIDENT FAUSTIN TOUADÉRA PARTICIPAIT AU SOMMET DE L’ORGANISATION QUI A LIEU À ANTANANARIVO, LA CAPITALE MALGACHE.

La RCA – qui a obtenu 2,2 milliards de dollars de promesses de financement de la part des bailleurs de fonds à Bruxelles il y a 10 jours, poursuit son plaidoyer auprès des partenaires internationaux, ne serait-ce que pour que ces promesses se concrétisent. Cet argent commence-t-il à arriver ? Après les violences qui ont fait plusieurs dizaines de morts à Bria cette semaine, où en est la stratégie de Désarmement, démobilisation, réinsertion des combattants (DDR) ? Le président centrafricain [qui réagit d’abord à la disparition de Fidel Castro] est notre invité ce dimanche 27 novembre. Il répond aux questions de Pierre Pinto, l’un de nos envoyés spéciaux à Antananarivo.

 

« Nous [la RCA] voulons la réconciliation nationale. […] Il va falloir convaincre ceux qui ont pris les armes, à les déposer, à choisir la République librement. Parce qu’aujourd’hui la violence n’arrange rien. Et vous voyez, cela n’a fait que détruire le pays et nous avons reculé de plusieurs années. Et moi, en tant que président de la République, je veux rassembler tout le monde pour construire notre pays dans le dialogue. C’est le désarmement des cœurs et ce n’est pas facile. »

Vous êtes ex-combattante Séléka. Que faites-vous présentement à Bria ?

A Bria, en tant qu’ex combattante, je me suis engagée dans le processus de désarmement. Il y a plusieurs types d’activités : un groupe qui s’occupe de la fabrication des briques, un autre construit des fours, un troisième groupe fait de la maçonnerie

Depuis combien de temps êtes vous engagée dans ce processus ?

Aujourd’hui je totalise 8 mois. Ce qui me plait, c’est ce nouveau métier que nous apprenons. Après, c’est ce métier qui nous donnera notre pain quotidien. Je cite mon cas en exemple. Actuellement, je suis aide maçon ; demain je pourrais devenir maçon et cela me permettra de prendre en charge ma famille.

Les femmes sont -elles nombreuses à s’intéresser à la maçonnerie ?

Non ! Je ne crois pas. Aujourd’hui, notre effectif n’atteint pas dix. Les femmes s’y intéressent beaucoup moins.

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Je l’ai choisi parce que je voudrais être autonome, me prendre en charge. Aussi, parce que plusieurs maisons ont été détruites dans ce pays. C’est en travaillant que l’on peut soutenir les études de ses enfants.

Vous êtes ex combattante. Quelle comparaison faites-vous entre votre ancienne vie et celle d’aujourd’hui ?

Il y a une grande différence. Un grand changement. Aujourd’hui, je suis capable de gagner de l’argent moi-même. J’apprends un nouveau métier. Chaque deux semaines, je perçois 30 mille Fcfa dans le cadre de ce processus. Cette somme me permet de soutenir ma famille.

Que comptez-vous faire dans la vie après ce processus pré - DDR ?

On m’a déjà donné une orientation claire pour ma vie. Je vais m’efforcer dans ce domaine pour construire mon avenir. Je continuerai d’exercer mon activité de maçon. C’est le métier qui me tient à cœur. Si Dieu le veut, un jour, je repartirai à Bangui pour prouver de quoi je suis capable.

Si on vous demandait de reprendre les armes, quelle serait votre réaction ?

Non ! Je ne reprendrai plus les armes. Je demande à mes frères et sœurs de bien réfléchir avant de s’engager sur un terrain. Notre pays a trop souffert et nous sommes très en retard. Tous nos voisins sont en avance. Je dis à mes compatriotes, nous sommes tous Centrafricains. Arrêtons de régler nos différends avec les armes. Le dialogue est très important. Aimons-nous les uns les autres pour le développement de notre pays.

Comment êtes - vous vue aujourd’hui par vos anciens frères d’armes qui ne sont pas dans la même logique que vous ?

Nous n’avons plus la même vision, ni les mêmes pensées. Nous avons fait notre choix et eux aussi ont fait le leur. Mais je leur demande d’entendre la voix de la raison et d’abandonner les armes. Ceci pour le développement de notre pays.

Comment faites-vous pour suivre ici à Bria, les informations sur le pays ?

Nous suivons les infos sur la radio communautaire La Voix de Barangbaké. Personnellement, je suis très touchée par les infos de Radio Ndeke Luka. Je me sens beaucoup mieux quand je suis les émissions de cette radio sur la voix de Barangbaké.

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